Chaque 25 décembre, l’Eglise commémore la Nativité du Seigneur. Noël, c’est l’amour de Dieu manifesté et qui continue de se manifester chaque jour. Dieu s’est fait homme. Il a pris notre condition humaine, homme en tout excepté le péché. Il s’est abaissé, il s’est fait solidaire avec l’homme.
Noël, Noël, Noël ! Nous sommes dans l’ambiance de cette fête qui semble mondiale. Elle intéresse tout le monde, elle emballe tout le monde. Certains en profitent pour faire de bonnes affaires, et d’autres pour se retrouver en famille, ou pour partager avec les plus petits, les démunis. Mais qu’est-ce que Noël ?
Pour le commun des mortels, c’est une fête comme toutes les fêtes. Certains disent : « c’est la fête des chrétiens » ou la fête de la famille. On se retrouve pour renouer les liens, pour se réjouir, pour fraterniser. C’est la fête des retrouvailles. Pour les autres, Noël, c’est la fête des enfants. En effet, les enfants attendent beaucoup des parents à cette occasion. Ils espèrent le passage de « papa Noël » avec les nombreux cadeaux, les jouets notamment. Et c’est un enfant qui est bel et bien au cœur de cette fête de Noël.
Il est question de naissance. Si elle coïncide avec le solstice d’Hiver, elle annonce une naissance particulière qui bouscule le monde. Pour les chrétiens en particulier, il s’agit de la naissance de l’Enfant-Dieu, le Verbe fait chair, le Christ, Vrai Lumière qui éclaire tout homme en ce monde (Jn 1,9) et qui ne connait pas de déclin. C’est Lui le Soleil de nos vies.
A Noël, les chrétiens se réjouissent de l’accomplissement des paroles de l’Écriture. En effet, quand les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son fils qui est né d’une femme (Ga 4, 4-5). Dieu s’est fait homme. Il a pris notre condition humaine excepté le péché. Il se fait solidaire de tout homme et de tous les hommes. La prophétie Isaïe ainsi que la parole dite par l’ange à Marie s’accomplissent.
Il est né l’Emmanuel, Dieu avec-nous. Plus de peur, plus de crainte, plus d’angoisse, Dieu est avec nous. Emmanuel, n’est pas né dans un château, dans un palais, il est né dans une mangeoire (Lc 2, 12). Regardez l’humilité de Dieu ! Dieu s’est abaissé jusqu’à nous. C’est de la kénose de Dieu dont il s’agit, son Incarnation. Dieu qu’il était, il s’est anéanti, nous dit l’épitre aux Philippiens, cf. Ph 2, 7. Il s’est vidé de lui-même. Puisse la naissance de l’Emmanuel être source de joie et de paix intarissable pour chaque homme, pour notre pays et pour le monde entier !
sr Thérèse Balma
