La paroisse Saint Pierre de Nyassan a été fondée le 26 Novembre 1995. Elle se trouve dans la Vallée du Sourou. Cette paroisse a accueilli pour la première fois la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou (SICO) le 15 Octobre 2005 à la demande du regretté Monseigneur Zéphirin TOE.
Les Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou ont été appelées en remplacement des Sœurs de Saint Joseph de Lyon. En effet, La paroisse de Nyassan est une paroisse dynamique avec une population très cosmopolite et très jeune, venue pour gagner sa pitance à travers l’exploitation des périmètres irrigués. Cette population rurale est composée de femmes très actives qui avaient besoin d’être accompagnées. Les sœurs de saint Joseph ont fait de leur mieux, mais la congrégation étant vieillissante, faisait face à un problème de personnel. Et visiblement, leur participation à la pastorale d’ensemble baissait. Essoufflés, elles ont demandé à partir de la paroisse. Cela fut favorablement accueilli. Il fallait donc impérativement trouver une autre congrégation. Après plusieurs études prospectives, le choix s’est porté sur les SICO.
Après leur installation à la paroisse Saint Pierre de Nyassan, les SICO ont connu un début difficile. Elles ont dû faire des efforts pour s’adapter. Plusieurs religieuses se sont succédées au sein de la paroisse. Au regard du charisme de la congrégation, il a été demandé aux sœurs de s’investir auprès des prêtres dans l’accompagnement des femmes et des enfants mais aussi de la chorale ainsi que des couples. C’est ainsi qu’elles ont été affectées dans la pastorale sociale pilotée par l’Organisation Catholique pour le développement et la solidarité (OCADES) dans la pastorale familiale, de l’enfance, des jeunes, dans la liturgie, et même dans les tournées pastorales pour aller à la rencontres des fidèles. De nos jours, les résultats positifs sont visibles après dix ans de présence au cœur de la vallée du Sourou. Ces résultats, les femmes Samo, Pana, Dafin, Bwaba, Moaga, Gourounsi, Bissa, peuvent en témoigner. Il en est de même pour leurs maris et enfants prêtres des paroisses où elles existaient déjà.
Aujourd’hui, les SICO rendent grâce à Dieu car la paroisse a eu la joie d’avoir la toute première religieuse SICO en juillet 2020. Elles prient pour que le Seigneur continue de susciter dans le cœur des jeunes le désir de se consacrer à Lui.
Depuis quelques années la paroisse fait partie des zones rouges(zones d’insécurité) du Burkina Faso. La pastorale est limitée et une partie de la communauté chrétienne ne peut plus avoir des messes. Que par Marie Reine de la paix notre pays retrouve la paix tant désirée.
